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    Compagnies low cost : pourquoi sont-elles moins chères ?

    QuelleCompagnie.com | Gil Da Silva | Mis en ligne le 22 mars 2009
    vols low cost | Hall de départ du Terminal 3 de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle: un service a minima. © G.A
    Hall de départ du Terminal 3 de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle: un service a minima. © G.A

    Mis à jour le 20 août 2010.

    Un Bordeaux - Genève à moins de 30 € ? Un Paris-Madrid à moins de 80 € aller-retour ? Comment les compagnies low cost parviennent-elles à proposer de tels tarifs, souvent sans commune mesure avec les compagnies traditionnelles ?  Tour d'horizon.

    Pas d'intermédiaires

    Toutes les compagnies low-cost proposent l'achat de billets en ligne, ce qui permet de faire une économie de personnel. Et oublié le billet papier : on ne propose plus que des billets électroniques (e-tickets). L'économie réalisée est ici substantielle.
    Mais Internet permet  surtout de se passer des services des agences de voyages et donc d'économiser les commissions qu'elles ont l'habitude de percevoir. L'économie est réelle. Précisons cependant que certaines compagnies font volte-face et se tournent à nouveau vers ces agences de voyage. C'est le cas notamment de la compagnie espagnole Vueling, dont on peut dorénavant acheter les billets via le réseau Amadeus, service largement utilisé par les agences.

    Des options non incluses dans le prix

    Attention cependant, si l'effort est réel sur le prix du billet d'avion, il n'en est rien pour tout ce qui concerne les à-côtés. Les compagnies anglo-saxonnes Ryanair et Easyjet proposent par exemple une option d'embarquement prioritaire, pour être le premier à rentrer dans l'avion. Une assurance annulation ?  Un bagage en soute à enregistrer ? Un paiement par carte bancaire ? Une paire de ski à enregistrer ? Toutes ces prestations sont optionnelles et font souvent grimper le prix final.
    A bord, les compagnies low cost ne proposent généralement pas de repas gratuit. Le café, ou la bouteille d'eau sont payants. Elles tirent donc largement profit des restrictions toujours en vigueur en cabine : l'introduction de plus de 100 ml de liquide étant impossible, le passager est souvent contraint d'acheter de quoi se désaltérer à bord.
    Pour y voir plus clair sur le prix des bagages notamment, consultez la carte d'identité de la compagnie concernée.

    Une flotte d'avions homogène et récente

    Par ailleurs, les avions utilisés au sein d'une même compagnie sont fréquemment du même constructeur, voire de même modèle. Ainsi, la flotte de la compagnie espagnole Vueling est composée exclusivement d'Airbus A320, celle de la compagnie irlandaise Ryanair exclusivement composée de Boeing 737-800. Les besoins logistiques au sol sont, de fait, limités. La formation des pilotes (en simulateur notamment) se limite à un nombre réduit d'appareils. Enfin, cela limite les coûts élevés d'entretien des avions. Ce coût d'entretien est par ailleurs limité en raison d'une flotte souvent extrêmement récente : les avions de la compagnie hongroise Wizz Air, par exemple, ont en moyenne moins de quatre ans. Ces flottes homogènes et récentes sont une importante source de réduction des coûts pour les compagnies low cost.

    Des rotations importantes et une optimisation des places assises

    Dans la plupart des cas, les vols opérés par les compagnies low cost sont des vols courts, de moins de 3 heures, ce qui permet aux avions d'effectuer de nombreuses rotations dans la même journée. Ainsi, un même appareil de la filiale d'Air France-KLM, Transavia, peut voler jusqu'à 12 heures par jour. L'utilisation des avions est donc optimale et les escales sont réduites au maximum : le ravitaillement et le nettoyage de l'avion se font souvent au pas de charge, dépassant rarement les 30 minutes. Enfin, l'espace à l'intérieur des appareils est optimisé : si à bord des avions d'Air France, l'espace entre les sièges est de 76 à 81 cm, l'espace à bord d'un avion de Transavia, sa filiale low cost, est de 74 cm, ce qui accroît d'autant la capacité d'accueil (une quinzaine de places supplémentaire).

    L'utilisation d'aéroport secondaires et de terminaux dédiés

    L'un des postes les plus importants dans le prix d'un billet d'avion reste les frais aéroportuaires, qui s'avèrent d'ailleurs souvent supérieurs au prix du billet d'avion "sec". Pour réduire ces frais, l'une des parades des compagnies low cost consiste à utiliser des aéroports dits "secondaires". Souvent plus petits et un peu éloignés des grandes villes, ces aéroports sont moins exigeants en terme de taxes. On peut citer les aéroports de Beauvais-Tillé, près de Paris ; Gérone et Reus, près de Barcelone ; Gatwick et Luton, près de Londres.
    Par ailleurs, certains aéroports ont développé des terminaux spécialement dédiés aux compagnies low-cost. C'est le cas du terminal MP2 à Marseille ou du terminal 3 à Roissy Charles de Gaulle (l'aéroport de Bruxelles travaille également sur un projet similaire). L'accueil y est souvent plus sommaire : moins de boutiques et, souvent, moins de passerelles d'embarquement, ce qui oblige les passagers à rejoindre leur avion en bus ou à pied. Mais les taxes d'aéroport y sont réduites, ce qui a pour effet de réduire le prix du billet.

    Des partenariats avec les régions et une fiscalité avantageuse

    Certaines compagnies, comme Ryanair, bénéficient en outre d'accords commerciaux avec certaines chambres de commerce en France (et leurs équivalents à l'étranger). Ces accords dits « de promotion » ou « marketing » - en fait des subventions - supposent des rétributions conséquentes pour ces compagnies qui contribuent en retour au développement des régions concernées.
    Par ailleurs, il faut le dire, les compagnies low cost sont parfois originaires ou immatriculées dans des pays à la fiscalité avantageuse, ce qui engendre d'importantes économies de fonctionnement.

    Un personnel réduit et polyvalent

    Au niveau commercial, l'achat des billets en ligne permet évidemment de limiter le personnel. Sur le terrain, le personnel au sol est également réduit, devant parfois s'occuper aussi bien de l'enregistrement des passagers que du nettoyage de la cabine. Il n'est pas rare non plus de voir plusieurs compagnies low cost faire comptoir d'information (ou d'enregistrement) "commun", limitant ainsi les coûts de personnel. Précisons enfin que certaines compagnies low cost se contentent tout bonnement de sous-traiter ces opérations. A la clef, là aussi, de substantielles économies.

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